Les maladies sexuellement transmissibles (MST) et les tréponématoses au Burkina Faso pendant la colonisation : importance et politiques sanitaires
Mots-clés :
MST. Gonow<.:<.:ic. Pian, Syphilis, TréponématoseRésumé
L'expansion VIH/SIDA a mis la question des maladies sexuellement transmissibles (MST) devant les préoccupations sanitaires de nombreux pays africains. Mais l'impact de ces maladies dans le passé au Burkina Faso n'est pas connu car les historiens ne se sont pas encore intéressés à celle question.
En couplant l'élude des tréponématoses non vénériennes (syphilis endémique el pian), qui sont des maladies infectieuses ayant des similitudes avec la syphilis vénérienne - ce qui peut entraîner des confusions entre elles-, cette élude, qui se veut historique et non biomédicale, essaie de montrer que ces différentes maladies posaient vraisemblablement des problèmes de santé publique dans le Burkina Faso colonial.
Cela a nécessité la mise en œuvre de politiques sanitaires constituées de la lutte contre la prostitution après le début de la colonisation et d'une lutte efficace contre les tréponématoses non vénériennes de 1956 à 1960. A cette dernière époque, la lutte contre la tréponématose non vénérienne supplanta celle contre les MST dans laquelle les résultats n'étaient pas probants. Des signes d'amalgames entre la syphilis vénérienne et les tréponématoses non vénériennes étaient évidents depuis le début de leur notification.
Alors les discours sanitaires sur l'importance donnée à la syphilis vénérienne, l'étendue générale de la prostitution au sein des femmes ainsi que son rôle dans la diffusion des MST furent biaisées par des erreurs scientifiques et des préjugés raciaux