Une géocritique de l’au-delà dans la littérature : poésie et peinture entre intermédialité et transgressivité, pour une matérialité des mondes possibles
Mots-clés :
Géocritique, Intermedialité, Au-delà, Mondepossible, FigurationRésumé
L'au-delà, espace idéel ou idéal, est aussi un espace réel ou fictionnel. Inspiré de la littérature spirituelle et des croyances religieuses, il intègre la littérature générale mue par la création. C'est un espace ambivalence et dialectique qui éprouve la géocritique dans son paramétrage triadique tout aussi que l’intermédialité.
A l'aune de ces deux méthodes, l'au-delà semble échapper à la spatio-temporalité, à la référentialité et à la transgressivité. C'est probablement cette anhistoricité qui en fonde paradoxalement l'essence géocritique et intermédiale. Dans la littérature, l'au-delà devient un espace comme tout autre dans la mesure où il est une représentation. Partant de cette lecture, il est un monde possible impulsant sa saisie possible par la figuration. La polyfocalité permettrait alors de dégager le sens qui préside à sa représentation. Tout mon propos visera donc la figuration de l'au-delà comme monde possible dans l'écart différentiel analytique que propose la géocritique. Entre réel et fiction l'au-delà nourrit le fantasme du possible réel et du réel possible. Un procédé argumentatif binaire me permettra d'abord de dégager le(s) modèle(s) de représentation de l'au-delà qui entraîne une modélisation diffractée ou une figuration unifiante de cet espace dans la poésie et dans la peinture. Ensuite, je montrerai que l'anhistoricité est la constance de figuration de l'audelà et en est finalement la raison géocrtique.