Occupation de la femme et pratiques d’allaitement maternel au Burkina Faso
DOI :
https://doi.org/10.64707/revstlsh.v41i2.1925Mots-clés :
Allaitement maternel, allaitement maternel exclusif, poursuite de l'allaitement maternel, occupationRésumé
Contexte : L’allaitement maternel est l’un des moyens les plus efficaces pour préserver la santé et d’assurer la survie de l’enfant selon l’organisation mondiale de la santé (OMS). Cela étant, l’OMS recommande un allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois et la poursuite de l’allaitement maternel à deux ans. En 2021, les prévalences de l’allaitement exclusif et la poursuite de l’allaitement étaient respectivement 51% et 81% au Burkina Faso. Ces niveaux demeurent en deçà des attentes et présentent des disparités. Dans un contexte de participation accrue de la femme au marché du travail, la présente étude vise à analyser l’effet de l’occupation de la femme sur ces pratiques d’allaitement.
Méthode : Nous avons mobilisé des analyses descriptives et des régressions logistiques à partir des données de l’Enquête démographique et de Santé conduite en 2021.
Résultats : Les mères actives sont moins susceptibles de pratiquer l’allaitement exclusif comparativement aux mères ménagères. Les mères commerçantes ont 32% de moins de chance et les mères agricultrices ont 27% de moins de chance de pratiquer l’allaitement exclusif comparées aux ménagères. Les mères professionnelles/salariées n’ont aucun effet sur l’allaitement exclusif même si elles ont moins de chance d’allaiter exclusivement par rapport aux ménagères. L’analyse explicative a infirmé la liaison bivariée mise en évidence entre l’occupation de la mère et la poursuite de l’allaitement.
Conclusion : Ces résultats suggèrent un renforcement d’actions pour accroitre la promotion de l’allaitement maternel et prôner un changement de comportement vis-à-vis de la pratique de l’allaitement maternel tout en impliquant la communauté.