Étatisation et démocratisation : entre dissociation théorique et enchevêtrement empirique
DOI :
https://doi.org/10.64707/revstlsh.v41i2.1910Mots-clés :
État, démocratie, étatisation, démocratisation, souverainetéRésumé
Cet article analyse les articulations théoriques et empiriques entre la formation étatique et la démocratisation. L’argument central qu’il développe est que si la formation de l’État et le passage à la démocratie peuvent être théoriquement pensés comme des processus autonomes, ils n’en demeurent pas moins empiriquement enchevêtrés. L’analyse proposée appelle à reconsidérer la dissociation théorique établie dans la littérature entre ces deux processus politiques. En effet, l’étatisation en tant que construction politique comporte des ingrédients démocratiques tout comme la démocratisation se nourrit d’une dose d’État. Saisir ces articulations entre deux processus traditionnellement étudiés de façon presque cloisonnée nécessite une synergie théorique et conceptuelle entre la sociologie de l’État et celle de la démocratisation.