RESEAU HYDROGRAPHIQUE ET COMPORTEMENTS À RISQUE DANS L’ÉVOLUTION DE L’ULCERE DE BURULI DANS LE DEPARTEMENT DE SAN PEDRO
DOI :
https://doi.org/10.64707/revstlsh.v41i2.1871Mots-clés :
Comportements à risque, Hydrographie, ulcère de Buruli, San PedroRésumé
La Côte d'Ivoire, dès son ascension à l’indépendance, a opté pour une politique de développement durable axé sur certains piliers, dont le principal est l’agriculture. L’exploitation des essences forestières et la création des barrages hydroélectriques avaient pour but de renforcer l’économie et répondre aux besoins énergétiques de sa population. Ces activités et projets ont participé à la modification du milieu naturel, entraînant des risques sanitaires. L’ulcère de Buruli (UB), l’une des maladies apparues 20 ans après les indépendances est devenue un problème de santé publique. Pathologie chronique débilitante entraînant des grosses lésions et infirmités physiques, l’UB est induit par le M. Ulcerans, une mycobactérie qui se développe dans l’environnement modifié. Cette maladie engendre d’énormes conséquences dans le quotidien des personnes atteintes. Le département de San-Pedro, situé au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, fait l’objet de cette recherche dont l’objectif est de montrer l’impact du réseau hydrographique et des comportements à risque dans l’évolution de cette maladie. 147 personnes ont été enquêtées. L’analyse et l’interprétation des données épidémiologiques, démographiques, environnementales et socio-économiques ont permis d’obtenir les résultats suivants : 24,49% des malades vivent dans des localités situées à moins de 300 mètres d’un point d’eau. Le choix de l’itinéraire thérapeutique est à la base des handicaps irréversibles, 45,58% des victimes vont chez des guérisseurs. 32, 42% des malades attendent 16 semaines avant de se rendre à l’hôpital. 78,69% ignorent le port des vêtements à manche longue lors des travaux champêtres. 44,9% de malades dorment la nuit à la belle étoile.