Mobilité scolaire des jeunes enfants à Ouagadougou : pourquoi faut-il en faire une population cible pour l’éducation routière ?
DOI :
https://doi.org/10.64707/revstlsh.v41i1.1862Mots-clés :
mobilité, ecole primaire, enfants, OuagadougouRésumé
Il s’agit, dans cet article, d’analyser comment, d’une part, la distribution spatiale des écoles expose les élèves aux risques d’accidents routiers, et d’autres part, en quoi l’éducation routière est fondamentale dans la prévention de ces risques. La méthodologie repose sur la géolocalisation des établissements scolaires dans la ville de Ouagadougou et l’analyse de leur distribution spatiale selon le type (privé, public). Des enquêtes, portant sur les connaissances, la perception et le comportement en matière de sécurité routière ont été réalisées auprès de 170 élèves de classe de CM1. Les résultats mettent en évidence des disparités en termes de distance domicile-école à parcourir, l’aire d’attraction des établissements publics étant moins étendue que pour les établissements privés. Ceci impacte la mobilité des élèves du primaire. Ainsi, les parents accompagnent rarement leurs enfants à l’école lorsque celle-ci est proche du domicile. La grande majorité des scolaires se rend à l’école à pied (84,3%) ou à bicyclette (11,4%) et cela sans connaissance du code de la route. De plus, bien que seulement 16,4% des écoles soient à moins de 100 m d’une route à fort trafic, les risques d’accidents restent élevés, puisque 21,2% des élèves déclarent un accident au cours de l’année. Ces facteurs couplés au fait que les enfants des ménages modestes vivant à la périphérie sont majoritairement inscrits dans les établissements publics à scolarité peu coûteuse exposent les scolaires à toute sorte de risques routiers.