Mutation institutionnelle récente de la filière café-cacao et perspectives de développement portuaire et de l’arrière-pays productif en Côte d’Ivoire
Mots-clés :
Côte d’Ivoire, Port, Arrière-pays, Développement, Filière café-cacaoRésumé
Depuis sept ans, une nouvelle institution régule la filière café-cacao en Côte d’Ivoire, en y imposant les rôles de chaque acteur, les règles de fonctionnement et la politique générale de l’État. L’objectif de cette étude est de montrer les perspectives de développement des ports et de leur arrière-pays soulevées par la mise en place de la nouvelle stratégie politique et le changement institutionnel de la filière café-cacao. La recherche des informations est faite à partir d’informations documentaires complétées par des entretiens et des participations à des forums de dimension mondiale tels que les conférences mondiales sur le cacao et les Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC). La nouvelle gouvernance fait du développement un impératif visible à travers les supports de communication et les rencontres internationales. Mais de manière concrète,le Conseil du Café-Cacao (CCC) à instaurer le principe d’un prix garanti au producteur à 60 % du prix Coût Assurance Fret(CAF). Par le biais du Fonds d’Investissement en Milieu Rural (FIMR), le CCCfinance,souvent en tandem avec la Plateforme de Partenariat Public-Privé (PPPP), les infrastructures socio-économiques de base en milieu rural, dans le but d’améliorer les conditions de travail et le cadre de vie des producteurs et de leurs communautés, dans les domaines de l’entretien des pistes de desserte agricoles, de l’éducation, de la santé, de l’électrification solaire rurale, de la sécurité et de l’hydraulique villageoise. De plus, la politique de rehaussement du niveau de transformation au taux de 50 % pour le cacao et 35 % pour le café, à l’horizon 2020, augure de l’accroissement du transport conteneurisé dans les ports.