Les relations à plaisanterie et le raffermissement des liens entre les différentes ethnies au Burkina Faso : une alternative pour le développement
Mots-clés :
relations à plaisanterie, raffermissement, liens, ethnies, développementRésumé
Composé d’une soixantaine de groupes ethniques, le Burkina Faso a toujours été un havre de paix. Cependant, depuis que le pays a essuyé ses premières attaques terroristes en 2016, le vivre ensemble semble avoir pris un coup. En effet dans les contrées touchées par la crise sécuritaire, les communautés peulh sont indexées comme faisant partie des groupes terroristes et des appels aux affrontements entre ethnies avaient été formulés par des citoyens burkinabè ; ce qui impacte négativement les relations entre des ethnies d’où cette communication : « les relations à plaisanterie et le raffermissement des liens entre les différentes ethnies au Burkina Faso : une alternative pour le développement ». Rechercher des voies et moyens endogènes pour une paix durable entre ethnies, tel est l’objectif global de cette réflexion. Ainsi, l’on se pose cette question : « comment les relations à plaisanterie, peuvent-elles être mises en œuvre pour raffermir les liens entre les différentes ethnies dans un contexte de crise sécuritaire » ? Une recherche documentaire associée à des observations de la situation sécuritaire nationale nous ont permis de collecter des données qui ont été analysées sous l’angle du fonctionnalisme. Cette théorie, selon le sociologue BRONISLAW MALINOWSKI stipule que tout fait social remplit des fonctions sociales pour le développement, nous permet de donner le rôle des relations à plaisanterie dans la recherchede la cohésion sociale. Il ressort que dans certaines localités comme Yirgou2, le vivre-ensemble a pris un sérieux coup au point que l’on craint un conflit inter-ethnique. Dans cette situation, le recours aux relations à plaisanterie s’impose pour apaiserla situation.