Le concept du travail chez les lyelae à l'époque précoloniale

Auteurs

  • Maurice Bazemo

Mots-clés :

Travail, agriculture, force physique, paresse, valeur, colonisation, école

Résumé

Si les Lyelae considéraient à l’époque précoloniale l’agriculture comme l’activité qui a réellement la valeur de travail, c’était compte tenu du sens ,qu’ils donnaient à la force physique, à l’endurance, à la peine qu’elle exigeait alors. Ces critères aussi participaient à la définition du vaillant homme. L’époque était celle du culte à la force physique. Cette vision de l’agriculture explique l’aversion que les Lyelae montraient vis-à-vis des autres activités telle le commerce. C’était encore elle qui expliquait leur refus d’envoyer leurs enfants à l’école du Blanc vue au départ comme école de la paresse.
Les multiples perspectives de promotion sociale que offre l’école et dont les populations lyelae se son rendues compte en constatant le train de vie des auxiliaires de l’administration coloniale ont contribué à briser leur résistance. Ce constat devait entraîner un changement d’attitude vis-à-vis de l’agriculture. Désormais l’école devait séduire. L’activité de ceux qui y ont réussi est admise comme travail. Ce qui fondait la noblesse de l’agriculture à savoir l’effort physique, la peine, lui vaut désormais le mépris. Ainsi s’est opérée une inversion des pôles du prestige qui s’inscrit dans les changements de mentalité intervenus chez les Lyelae.

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Publiée

04/27/2024

Comment citer

Bazemo, M. (2024). Le concept du travail chez les lyelae à l’époque précoloniale. Lettres, Sciences Sociales Et Humaines, 23(1), 55–65. Consulté à l’adresse https://revuesciences-techniquesburkina.org/index.php/lettres_sciences_sociales_et_hum/article/view/1097

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