Réflexions sur quelques interférences "dommageables" dans le scrutin au Burkina Faso : l’exemple du pouvoir économique et financier
Mots-clés :
Pouvoir économique et financier, corruption, clientélisme, politique, Burkina Faso, scrutinRésumé
Comme dans la plupart des pays (africains), l’activité politique au Burkina Faso se vit quelquefois avec passion, articulièrement lorsqu’il s’agit des différentes phases de conquête du pouvoir d’État : élections présidentielles, législatives, municipales, etc. L’importance des enjeux qui y sont liés conduit bien souvent à utiliser des moyens qui ne sont pas à la portée de tous les concurrents et donc perçus à tort ou à raison comme illégaux : pouvoir économique et financier, pouvoir administratif, chefferie traditionnelle, etc. De la sorte, les résultats de certains scrutins sont contestés avant même que ces derniers ne se tiennent , en raison de l’épais soupçon de corruption, de manipulation qui les entoure. Ce travail isole un de ces moyens considérés comme illégaux : le pouvoir économique et financier et essaye d’en analyser l’interférence dans le scrutin. Qu’appelle-t-on dans ce cas pouvoir économique et financier ? Quel est son mode d’interférence (sa phénoménologie) ? Quelles en sont les conséquences sur les résultats des élections ? Comment y remédier ? Telles sont entre autres, les questions qui forment l’essentiel de son articulation.