Optimisation des techniques de production de biofertilisants : quel apport agronomique et économique du biochar de balles de riz ?
DOI :
https://doi.org/10.64707/revstsna.v44i1.1780Mots-clés :
résidus de cultures, compostage, fertilisants organiques, rendement, matière organique, Burkina FasoRésumé
L’optimisation des techniques de production de la fumure organique constitue l’une des solutions pour accroître l’utilisation des amendements organiques pour améliorer la fertilité des sols des agrosystèmes. L’objectif de cette étude était de déterminer les effets du biochar de balles de riz sur les rendements de production, les cumuls d’eau utilisée pour le compostage et les caractéristiques chimiques des composts à maturité. Pour cela, un essai de compostage a été mis en place dans la commune rurale de Bama à l’Ouest du Burkina Faso. Le dispositif était un bloc comportant quatre traitements répétés trois fois sans randomisation : Pcom = 75% de pailles de riz + 25% de fumier d’étable + 2% de phosphate naturel ; PcomFL = 75% de biomasse composée de pailles de riz (2/3) et de résidus de fruits et légumes (1/3) + 25% de fumier d’étable + 2% de phosphate naturel ; PcomBio = Pcom + 20% de biochar et PcomFLBio = PcomFL + 20% de biochar. Globalement, l’adjonction du biochar aux matériaux de compostage a significativement augmenté les rendements de production de phospho-composts (63,44% et 65,97%, respectivement pour le PcomBio et PcomFLBio) comparé au Pcom (58,25%). Le PcomBio et PcomFLBio présentent également les meilleures caractéristiques chimiques, respectivement de l’ordre de 22,87% et 22,48% pour la matière organique et de 36,84% et 57,14% pour l’azote total par rapport au Pcom. L’incorporation du biochar dans la chaine de valorisation des résidus organiques en biofertilisants présente des intérêts agronomiques et économiques intéressants.