Agressions sexuelles à Bobo-Dioulasso, Burkina Faso
Sexual aggresions in Bobo-Dioulasso, Burkina Faso
Mots-clés :
Agressions sexuelles, Urgence, Agresseurs, CHUSSRésumé
Français
Les agressions sexuelles constituent un problème de santé publique. C'est un phénomène tabou dont seuls les cas jugés gravent accèdent aux formations sanitaires. Notre étude a pour objectifs de décrire les cas d 'agressions sexuelles reçus dans un hôpital universitaire et d'analyser leur prise en charge.
C'est une étude rétrospective descriptive allant du 1er mars 2007 au 29 février 2008, réalisée aux urgences gynécologiques du Centre Hospitalier Universitaire Sourou Sanou (CHCSS). Quatorze cas de «viol», «suspicion de viol» ont été collectés. Les données ont été analysées grâce au logiciel Epi Info version 6.0.
Onze patientes avaient moins de 18 ans. Après l’agression, la moitié des patientes s'est confiée à un parent (7114). Le délai de consultation était 8,2 jours ± 16,94 (extrêmes 3 heures, 6 mois). Elles étaient agressées nuitamment (8 cas) par un groupe de 2, 3 personnes (3 cas) ou par un individu (1 1 cas). Six agresseurs ont été reconnus. Six patientes présentaient des plaies vulvovaginales. Pour la contraception d'urgence, une
ordonnance leur a été remise ; pour la prophylaxie de l'infect ion VIH, les patientes ont été réorientées vers un autre service. Le soutien psychologique n'a été précisé dans aucun dossier. Les difficultés de soins sont précisées à travers trois cas cliniques.
La prise en charge des cas de viol devrait être pluridisciplinaire, les médicaments et examens d'urgence accessibles sur place.
Anglais
Sexual aggressions are a public health problem. It is a taboo phenomenon and only patients seriously affected are led to health centers’.. The objectives of this study are to describe the sexual aggressions registered in teaching hospital and to analyse their management.
We led a retrospective descriptive study from March 1er 2007 to February 29st 2008. lt took place at the emergeney section of the department of gynaecology , in the Teaching University Hospital Sourn Sanou , of Bobo-Dioulasso. Fourteen cases of « rape » or « suspected rape » were collected. We did the analysis with software Epi Info 6.0.
Eleven patients were less than 18 years old. After the rape, half of the patients (7/14) contacted first a parent. The consultations occurred within an average of 8.2 days ± 16.94 (1 between 3 hours and 6 months). They were raped by night (8 cases) by a group of 2 or 3 persons (3 cases) or one aggressor (1 1 cases). Six of these 11 aggressors were recognized by their victims. Six patients got vulvar and vaginal wounds. But patients received medical prescription for emergency contraception; regarding to prophylaxis of HIV infection, victims were directed towards another department section. There was not any psychological assistance registered. We relate clinical cases showing difficulties that victims have to go to hospital.
Victims of rape should be managed by multidisciplinary specialists, the drugs and emergency lab exams should be within the reach of nurses and medical doctors.