Effets à long terme des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et des inhibiteurs des canaux calciques sur la fonction rénale des transplantés rénaux
Long-term effect of converting enzyme inhibitors and calcium channel blockers on kidney graft fonction
Mots-clés :
Greffe rénale, Fonction rénale, Inhibiteurs de l'enzyme de conversion, Inhibiteurs des canaux calciques, Survie du greffonRésumé
Français
La néphropathie chronique d'allogreffe (NCA) représente la première cause de perte de greffe chez le transplanté rénal.
Cette étude a consisté à comparer les effets à long terme des inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC)
et des inhibiteurs calciques (IC) sur la fonction rénale des transplantés rénaux au CHU de Montpellier.
De 1986 à 2000 tous les transplantés rénaux qui ont été traités par les ŒC ou les IC ont été recrutés dans une étude rétrospective. Les patients dont la durée de prescription a été plus d'une année ont été inclus dans l'étude. Pour chaque patient recruté, des facteurs immunologiques et non immunologiques ont été répertoriés.
Ainsi, 41 patients ont été recrutés pendant la période d'étude dont 21 étaient traités par IEC et 20 par IC. La prévalence globale de la NCA était de 36.6 %. Elle était survenue après un délai de 4 094.452 + 148.50 jours. Quand on considère le traitement, la prévalence de la NCA était identique dans les deux groupes (38.09 % contre 35 %), tout comme les fonctions rénales (146.06 +.51.91 contre 155 + 75.48 micromole/l) respectivement pour les IEC et les IC. Lorsque seuls les patients qui ont présentés un rejet chronique sont considérés pour chaque groupe, les fonctions de greffon étaient aussi identiques 198.57 + 53.6 contre 229 + 77.64 micromole/l) tout comme le délai de survenue du rejet chronique (4 107 + 1580 contre 4 123 + 1293 jours), respectivement pour les IEC et les IC.
La prévalence de la NCA était identique dans les groupes. L'évolution de la NCA n'a pas été aussi différente dans les deux groupes.
Anglais
Chronic allograft nephropathy (CAN) represents the main cause of graft lost in kidney transplant recipients.
To compare the effect of ACEI and CB on the renal function of renal transplant patients at the university hospital of Montpellier.
A retrospective analysis of a cohort or kidney transplant patients transplanted between 1986 and 2000 was undertaken. Patients under ACEI or CB have been considered. For each patient, immunologic and non-immunologic factors have been notified.
41 patients have been recruited over the study period with 21 patients in the ACEI group and 20 patients in the CB group. The prevalence of CAN was 36.6%. The mean delay of occurrence of CAN was 4094.452 + 148.50 days. When treatment was considered the prevalence of CAN was similar (38.09% versus 35%), as were renal function (146.06 + 5 l,91 versus 155 + 75,48 micromole/l), respectively for ACEI and CB. When CAN was taken into account in either group, renal function (198.57 + 53.6 versus 229 + 77.64 micromole/l) as well as the delay in the occurrence of CAN (4107+ 1580 versus 4123 + 1293 days) were similar in both groups, respectively for ACEI and CB.
The prevalence 0f CAN was similar in both groups. The evolution of CAN has not also been different in both groups.