Les fous de la rue de Ouagadougou : déchéance, errance et souffrance
Made men of the street of Ouagadougou : degeneration, wandering and suffering
Mots-clés :
Malades mentaux errants, Déchéance, Souffrance, Psychoses, Chroniques, Réadaptation, OuagadougouRésumé
Français
Les politiques sanitaires du Burkina Faso, face aux endémies et épidémies mortelles, n'accordent pas une place importante à la santé mentale. Malheureusement, face à la dégradation des valeurs sociales telles que solidarité et tolérance, des valeurs morales telles que honnêteté, probité et respect, cette santé mentale se détériore. Les ressources matérielles à la disposition de la psychiatrie sont insuffisantes voire mal acceptées par les populations. Le recours habituel est alors la thérapie traditionnelle dont les échecs chargent les villes de Malades mentaux errants (MME) considérés par les pouvoirs publics comme une plaie purulente et nauséabonde qu'il faut cacher aux visiteurs de marque. Atteints de maladies mentales spectaculaires et désorganisatrices telles que la schizophrénie et les psychoses hallucinatoires chroniques, ces patients déchéants errent à la recherche de nourriture et de paix. Rarement agressifs, ils font peur à 41,70 % des populations qui les côtoient tandis qu'ils suscitent du dégoût à 70,60 % des personnes qui vivent loin d'eux.
Malgré cela, seulement 5,8 % de la population affirme les avoir agressé. C'est parce que les populations pensent qu'ils sont accessibles aux soins (32 %) et que ces soins seraient plus efficaces s'ils se faisaient dans une structure située hors de la ville (31 %) que la création d'un centre d'accueil, d'hébergement et de réinsertion s'avère nécessaire et urgente. Son but serait de soigner la déchéance, de combattre l'errance pour supprimer la souffrance actuelle des malades mentaux errants.
Anglais
Faced to the deadly endemies and epidemies, the health policies of Burkina Faso attach no importance to mental health. Unfortunately, face to the debasement of social values such as solidarity and tolerance, and moral values such as honesty, probity and respect this mental health is worsening. Human and material resources, which are at the disposal of the psychiatry, are unsatisfactory and even not accepted by populations. The usual resort is the traditional therapy which the failures fill cities with wandering made men considered by the authorities as a purulent and nauseating wrong which must be hidden to the distinguished guests. Suffering from chronic, spectacular and disorganizing mental diseases such as schizophrenia and hallucinatory chronic psychosis, these degenerating patients wander to search food and peace. Rarely aggressive, they do afraid 41,70 % of the population with whom they close whereas they arouse disgust to 70, 6 % of people who live far from them.
They are aggressed by 5,8 % of the population. Population s(32 %) think wandering made men can be trea ted efficaciously in a place at the suburb of Ouagadougou.