Étude de l’utilisation des fiches de prise en charge nutritionnelle des enfants par les agents de santé de la ville de Ouagadougou, Burkina Faso
Mots-clés :
Personnel de santé, Nutrition, EnfantsRésumé
Français
Les personnels des services de santé chargés du suivi nutritionnel des enfants ont à leur disposition des
supports d’enregistrement de leurs activités de suivi des enfants. L’enregistrement correct des informations
sur les enfants et des soins qu’ils reçoivent doit permettre un bon suivi de ceux-ci et permettre aussi
d’avoir des données statistiques sur ces activités.
Cette étude s’inscrit dans l’étude de l’utilisation de ces supports par les agents de santé de la ville de
Ouagadougou et la capacité de ceux-ci à assurer une prise en charge nutritionnelle appropriée des enfants.
Elle s’est déroulée dans la ville de Ouagadougou et 60 personnels responsables de ces activités dans les
services de santé ont répondu à un questionnaire dans le cadre d’une enquête transversale.
Les variables sur l’identification de l’enfant telles les nom et prénoms, la date de naissance, les nom et prénoms
du père et la profession de celui-ci sont enregistrés par 95 à 100 % des personnels enquêtés ; alors
que les informations sur la fratrie et l’appartenance ethnique ou religieuse sont négligées par ceux-ci.
Quant aux activités de suivi de la croissance et des soins de l’enfant, le tracé de la courbe du poids pour
l’âge jusqu’à 2 ans, l’interprétation de celui-ci et son explication aux parents et le suivi de la vaccination
sont réalisés par 90 % à 97 % des personnels ; alors que le relevé des maladies du mois, le tracé de la courbe
de 3 à 5 ans, le suivi du développement psychomoteur, les soins antipalustres et examens de laboratoire
sont délaissés par les personnels.
Les motifs essentiels avancés pour justifier le non-enregistrement ou non-réalisation de certaines tâches
sont, le manque de temps, le manque d’intérêt, l’incompétence et l’absence de ces informations des supports
utilisés.
L’évaluation de l’utilisation par les personnels des informations enregistrées dans le suivi des enfants par
un cas clinique donne 46 % de mauvaises réponses. Il y a aussi une insuffisance dans la connaissance des
indices anthropométriques.
Ces insuffisances devront être comblées par une formation de ces personnels sur la surveillance anthropométrique
des nourrissons et sur la nutrition pédiatrique. De même, du matériel adéquat devra être mis à
leur disposition pour l’exécution de leurs activités.