Évaluation du risque liés aux maladies transmises par les moustiques, de la diversité et de la transmission du Plasmodium falciparum au Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso
DOI :
https://doi.org/10.64707/revstss.v48i2.1928Mots-clés :
Transmission, maladies vectorielles, hôpital, CHUSS, Bobo-Dioulasso, Burkina FasoRésumé
Introduction : Les maladies transmises par les moustiques demeurent un important problème de santé publique, menaçant plus de 40 % de la population mondiale. La coexistence des agents pathogènes et de leurs vecteurs dans une même zone constitue un facteur clé dans le maintien des maladies à transmission vectorielle. Dans cette optique, les hôpitaux apparaissent comme des zones à haut risque de transmission des maladies dont les vecteurs sont des moustiques. Cette étude visait à évaluer le risque de transmission du chikungunya, de la dengue et du paludisme au CHUSS.
Méthodes : Les moustiques ont été collectés à l’extérieur des bâtiments de l’hôpital en utilisant la technique de capture sur homme et les pièges BG pendant quatre jours consécutifs. Les moustiques appartenant au complexe Anopheles gambiae ont été identifiés à l’aide de techniques moléculaires, ainsi que pour la détection de l’infection à Plasmodium falciparum et la détermination de l’origine du repas de sang.
Résultats : Culex quinquefasciatus, Anopheles gambiae s.l. et Aedes aegypti ont été les moustiques les plus abondants dans la zone d’étude. Anopheles arabiensis était le vecteur du paludisme le plus abondant (70,16 %, n = 207), tandis qu’Aedes aegypti représentait le principal vecteur des arbovirus, avec un indice de positivité égal à 1. Par ailleurs, l’identification de l’origine des repas de sang par PCR a révélé que la majorité des repas sanguins de Anopheles gambiae s.l. provenaient de l’homme et de la chèvre (42,11 %, n = 16). Sur les 282 Anopheles gambiae s.l. testés, 21,98 % se sont révélés porteurs de sporozoïtes de Plasmodium. Anopheles arabiensis a joué un rôle majeur dans la transmission du paludisme au CHUSS, avec un taux d’infection de 17,02 %.
Conclusion : En conclusion, nous avons observé une forte densité de moustiques, associée à un risque significatif de transmission de maladies. Le taux d’infection à Plasmodium falciparum était particulièrement élevé. Ces résultats devraient inciter les décideurs à prendre en compte le risque de transmission des maladies vectorielles au sein des hôpitaux.
Mots-clés : Transmission, Plasmodium falciparum, risque, maladies transmises par les moustiques, CHUSS, Bobo-Dioulasso et Burkina Faso
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