Enquête transversale sur les cas de rage reçus de 2003 à 2014 au service des Maladies infectieuses du Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo (Burkina Faso)
Mots-clés :
rage, chien domestique, Ouagadougou, Burkina FasoRésumé
La rage, maladie tropicale négligée est responsable de 55000 décès annuels dont 44 % en Afrique. L’objectif
de cette étude était de décrire les caractéristiques socio-démographiques et cliniques des patients atteints
de rage et traités au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo.
L’étude transversale descriptive couvre la période du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2014.
Soixante cas de rage ont été enregistrés. L’âge moyen était de 29 ans ± 21 ans et les enfants de moins de
15 ans représentaient 40 % des cas. Le sexe masculin était de 78,5 %. Les élèves (40 %), les femmes au
foyer (18,5 %) et les cultivateurs (16,7 %) étaient les plus représentés. Les malades provenaient de régions
autres que Ouagadougou dans 48,3 % des cas. L’animal agresseur était un chien domestique dans 40 %
des cas. Après la morsure, le chien était abattu dans 50 % des cas. vingt Huit patients (46,6 %) ont réalisé
une prise en charge post exposition soit chez un tradipraticien pour 19 patients (31,6 %) ou dans un centre
de santé pour 9 patients (15 %). Les principaux signes cliniques étaient l'hydrophobie (73,5 %), l’agitation
psychomotrice (61,5 %) et l'hypersialorrhée (41,5 %). Ils sont tous décédés et la durée moyenne d’hospitalisation
était de 12 jours.
La rage reste fréquente dans notre contexte et des actions pluridisciplinaires sont nécessaires pour aboutir
à son élimination.