Influence des Facteurs climatiques sur l’incidence de la dengue et du paludisme au Burkina Faso : une étude écologique
nfluence du climat sur l’incidence de la dengue et du paludisme
Mots-clés :
Dengue, paludisme, climat, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Burkina FasoRésumé
Introduction : Le paludisme et la dengue sont des maladies vectorielles endémoépidémiques au Burkina Faso. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’influence du climat sur le paludisme et la dengue dans les villes de Ouagadougou et de Bobo- Dioulasso.
Méthodologie : Il s’agissait d’une analyse exploratoire de séries temporelles utilisant des données du SNIS et de la Direction Générale de la Météorologie. Des modèles ARIMA ont été utilisés pour décrire la tendance de la dengue et du paludisme de 2013 à 2016.
Résultats : A Ouagadougou, la dengue a suivi une tendance intra-annuelle bimodale en août et en novembre 2016. En analyse univariée par ARIMA, aucune association significative à 5% n’a été retrouvée entre climat et dengue. La tendance intraannuelle du paludisme était bimodale en août et en octobre dans les deux villes. L’analyse univariée par ARIMA n’a retrouvé aucune association significative à 5% entre le paludisme et le climat à Ouagadougou. La température et l’humidité relative prédisaient l’incidence du paludisme en analyse multivariée. Plus 1% d’humidité induisait 2780 nouveaux cas et +1°C de température maximale,12833 nouveaux cas ; +1°C de température minimale induisait une réduction de 13196 cas. A Bobo-
Dioulasso, le paludisme était significativement associé à la pluviométrie et à l’humidité en analyse univariée. En analyse multivariée par ARIMA, l’humidité prédisait significativement le paludisme ; +1% provoquait 400 cas de paludisme.
Conclusion : Il y avait une influence différentiée du climat sur les maladies vectorielles selon la zone climatique, commandant des réponses spécifiques. Par ailleurs, la surveillance de la dengue doit être améliorée dans les deux villes.