Etude de la résistance aux antibiotiques des souches cliniques de Pseudomonas aeruginosa, isolées au laboratoire national de santé publique de Ouagadougou
Mots-clés :
Pseudomonas aeruginosa, résistance aux antibiotiques, Burkina FasoRésumé
Introduction : l’utilisation massive et répétée des antibiotiques en santé humaine, animale et dans l’environnement a généré au fil du temps une augmentation des résistances bactériennes. Ainsi, la prise d’antibiotique, répétée ou ponctuelle, peut conduire à l’émergence de bactéries résistantes comme Pseudomonas aeruginosa rendant les traitements antibiotiques ultérieurs moins efficaces.
Objectif : étudier le profil de résistance des souches de P. aeruginosa aux antibiotiques, isolées au Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) de Ouagadougou.
Méthodologie : il s’agissait d’une étude rétrospective et prospective allant du 1er juin 2017 au 31 décembre 2018 au sein du LNSP. Au cours de notre étude, des souches de P. aeruginosa ont été isolées des pus et des urines en utilisant les techniques conventionnelles de bactériologie. Pour l’étude de la résistance, 15 antibiotiques ont été testés en utilisant les critères du Comité d’Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie version 2015.
Résultats : au total, 17 souches de P. aeruginosa ont été isolées entre juin 2017 et décembre 2018. Ces souches ont montré des taux de résistance variable aux bêta-lactamines : Ticarcilline (76,5%), ceftriaxone (58,8%), ceftazidime (23,5%). Les aminosides et la colistine ont été les antibiotiques les plus actifs sur l’ensemble des 17 souches étudiées.
Conclusion : au cours de notre travail, les souches de P. aeruginosa étaient principalement résistantes aux carboxypenicillines, à la fosfomycine, au cotrimoxazole et à la rifampicine. Ces résistances pourraient être dues à l’utilisation abusive des antibiotiques ou à certains facteurs de risques d’acquisition des résistances.