Les infections bactériennes néonatales à Ouagadougou : nature et sensibilité des germes
Mots-clés :
nouveau-né, infection, bactéries, sensibilitéRésumé
Afin de déterminer la nature et la sensibilité des bactéries responsables des infections néonatales, nousavons mené une étude rétrospective concernant les nouveau-nés hospitalisés pour suspicion d’infections néonatales du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2010 au centre hospitalier universitaire Pédiatrique charles de Gaulle de ouagadougou. Pendant la période de l’étude, sur 1779 nouveau-nés hospitalisés, nous avons noté 1219 cas de suspicion d’infections bactériennes néonatales (68,5 %) dont 400 ont bénéficié
d’examens biologiques complets. la confirmation bactériologique a été obtenue dans 113 cas soit 6,3 %. les principaux germes mis en évidence étaient Escherichia coli (38 %), Klebsiella pneumoniae (15 %) et Staphylococcus aureus (13,4 %). ces germes avaient une bonne sensibilité à la ceftriaxone (68,7 à 100 %), à la gentamicine (61,5 à 100 %), à la ciprofloxacine (70,8 à 100 %), à la pristinamycine (100 %) et aux imipénèmes (100 %). Pour couvrir les principaux germes, l’antibiothérapie probabiliste de
première intention doit associer la ceftriaxone à la gentamicine.